PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy annoncera dimanche une hausse de 1,6 point de la TVA pour la porter à 21,2% et un allègement des charges sociales, écrit Le Monde samedi sur son site internet.
Le taux réduit de TVA et le taux de la CSG (contribution sociale généralisée) resteraient inchangés, ajoute le quotidien, citant "plusieurs sources".
Les ministères des Finances et du Budget n'ont pas souhaité commenter ces informations.
L'objectif est de soutenir l'emploi au moment où le chômage atteint son plus haut niveau depuis 12 ans et d'accroître la compétitivité des entreprises en allégeant leurs coûts.
Mais cette mesure fait débat, certains économistes soulignant qu'augmenter les prix en plein ralentissement économique risque d'aggraver la situation.
Un argument partagé par François Hollande, favori des sondages à trois mois de l'élection présidentielle.
"Augmenter la TVA me paraît être un mauvais principe et un mauvais instrument", a dit le candidat socialiste samedi sur I>TELE
"Les Français connaissent un début de récession économique, la demande est affaiblie et la consommation est très modeste. Amputer encore le pouvoir d'achat des Français d'un ou deux points me paraît tout à fait inopportun", a-t-il ajouté.
François Hollande, qui a présenté un projet présidentiel à forte dominante économique, souhaite réformer le financement de la protection sociale au terme d'une concertation avec les partenaires sociaux au lendemain des élections de 2012.
Considéré comme futur candidat par neuf Français sur dix, Nicolas Sarkozy doit aussi préciser dimanche son projet de taxe sur les transactions financières.
En multipliant les annonces économiques à trois mois de l'élection, le chef de l'Etat cherche à se présenter en rempart à la crise pour inverser une dynamique favorable à François Hollande.
par Diadie Ba
DAKAR (Reuters) - L'opposition sénégalaise a appelé samedi à la "résistance" contre le président Abdoulaye Wade après une nuit d'émeutes déclenchées par l'autorisation donnée au chef de l'Etat, âgé de 85 ans, de briguer un troisième mandat en février.
Le ministère de l'Intérieur a confirmé samedi qu'un policier était mort durant ces émeutes, qui ont vu des manifestants jeter des pierres, renverser des voitures et brûler des pneus face à des forces de sécurité usant de gaz lacrymogènes.
Le calme est revenu samedi matin à Dakar, où le dispositif de sécurité a été renforcé autour du palais présidentiel. Armés de grenades lacrymogènes, des policiers en tenue anti-émeutes patrouillaient à bord de camions dans la capitale, a rapporté un journaliste de Reuters.
Un défenseur des droits de l'homme et adversaire déclaré de Wade, Alioune Tine, a fait savoir par SMS à Reuters qu'il avait été arrêté samedi après-midi par des hommes de la brigade criminelle.
"Nous demandons à la population de rester vigilante et de résister à Abdoulaye Wade", a déclaré Abdoul Aziz Diop, porte-parole du M23, un front d'opposants au chef de l'Etat, interrogé au téléphone par Reuters. "Si Wade tente de s'imposer à nous (...) nous résisterons."
Des dirigeants de l'opposition et des représentants de la société civile ont prévu de se rencontrer samedi pour se concerter sur la marche à suivre désormais, a-t-il ajouté.
Le Conseil constitutionnel a validé vendredi soir la candidature d'Abdoulaye Wade et de 13 autres personnalités pour le premier tour de l'élection présidentielle prévu le 26 février, déclenchant la colère de l'opposition.
"MANIFESTATIONS D'HUMEUR"
Les adversaires du chef de l'Etat ne lui reconnaissent pas le droit de se représenter et renvoient à la Constitution, qui interdit d'effectuer plus de deux mandats présidentiels consécutifs.
Le M23 a estimé samedi dans un communiqué que la décision de la Cour était un putsch constitutionnel, et le prélude à ce qui sera un "putsch électoral".
Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir en 2000 puis réélu en 2007, leur répond que son premier mandat ne compte pas, car il a été entamé avant l'introduction de cet amendement constitutionnel, en 2001.
Le président est intervenu tard vendredi soir à la télévision publique pour lancer un appel au calme, en promettant un scrutin libre et juste.
"Arrêtez ces manifestations d'humeur qui ne conduisent à rien", a-t-il dit. "La campagne électorale sera ouverte, il n'y aura pas de restrictions à la liberté."
Le Conseil constitutionnel a en revanche écarté la candidature de Youssou N'Dour au motif que cette vedette internationale de la chanson n'avait pas recueilli les 10.000 signatures nécessaires.
L'institution a indiqué que 4.000 des 12.000 soutiens revendiqués par l'artiste n'avaient pu être vérifiés. En réaction, Youssou N'Dour a appelé ses partisans à s'opposer à la tenue du scrutin.
"Nous n'autoriserons jamais Abdoulaye Wade à participer à cette élection", a-t-il affirmé à l'antenne de sa chaîne de télévision, TFM.
"La décision de me tenir à l'écart n'a rien à voir avec le droit. C'est une décision politique, à laquelle nous répondrons par une décision politique", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.
RÉSERVES
Epargné par les coups d'Etat depuis la fin de l'ère coloniale, le Sénégal s'avance vers l'élection présidentielle dans un climat de plus en plus tendu.
Ses détracteurs reprochent à Abdoulaye Wade, opposant pendant 26 ans, de ne pas avoir suffisamment lutté contre la pauvreté et la corruption au cours de ses 12 années au pouvoir.
Le camp présidentiel met en revanche en avant les dépenses dans l'éducation et dans les infrastructures engagées sous Abdoulaye Wade comme le signe de sa volonté de modernisation du pays.
Candidate à la présidentielle, Amsatou Sow Sidibé a invité Abdoulaye Wade à se retirer de lui-même. "La paix et la tranquillité du Sénégal en dépendent", a-t-elle dit à Reuters.
"Wade n'a aucun droit d'effectuer un troisième mandat, et le peuple saura résister", a assuré Moustapha Niasse, un ancien Premier ministre de l'actuel président, désormais candidat face à lui.
La volonté du chef de l'Etat de se maintenir au pouvoir suscite aussi des réserves à l'étranger. Interrogé sur RFI, l'Américain William Fitzgerald, vice-secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires africaines, a jugé la candidature d'Abdoulaye Wade "un peu regrettable".
Dans la nuit de vendredi à samedi, un commissariat de la ville de Kaolack, dans le centre, a été mis à sac, selon un témoin, et la radio publique a par ailleurs rapporté que l'antenne locale du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation de Wade, avait été détruite par les flammes. On a également signalé des manifestations dans les localités de Thies et de Mbour.
Parmi les treize autres candidatures validées par le Conseil constitutionnel, on trouve le chef de fil du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, et deux autres ex-Premier ministres en plus de Moustapha Niasse: Idrissa Seck et Macky Sall.
Bertrand Boucey et Eric Faye pour le service français
par Jean-Baptiste Vey
PARIS (Reuters) - 2012 s'annonce comme l'année des réformes économiques en France, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle de mai, sur fond de récession, de chômage record et de perte du AAA.
Nicolas Sarkozy devrait annoncer dimanche une hausse de la TVA accompagnée d'une baisse des charges sociales, une façon selon lui de soutenir l'emploi et la compétitivité des entreprises en allégeant leurs coûts.
La TVA augmentera de 1,6 point pour atteindre 21,2%, selon Le Monde.
Mais cette mesure fait débat, certains économistes soulignant qu'augmenter les prix en plein ralentissement économique risque d'aggraver la situation.
Considéré comme futur candidat par neuf Français sur dix, le chef de l'Etat doit aussi préciser dimanche son projet de taxe sur les transactions financières.
En multipliant les annonces économiques à trois mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy cherche à se présenter en rempart à la crise pour inverser une dynamique favorable à François Hollande.
Le candidat socialiste a déjà présenté un projet présidentiel à forte dominante économique. Et qui assume la promesse française de réduire le déficit public à 3% du PIB fin 2013.
Des économistes ont regretté le peu d'annonces de réformes structurelles mais le favori des sondages a dit vouloir dévoiler son programme par étapes.
RETRAITES, SANTÉ...
Les deux premières années du quinquennat seront dures, a prévenu François Hollande, promettant d'être plus généreux quand la trajectoire d'endettement aura été stabilisée.
Pour y parvenir, il a annoncé une vaste réforme de la fiscalité, dont le poids sera augmenté pour les contribuables les plus riches et les entreprises les plus grandes.
Ceci, espère-t-il, doit permettre aux petites et moyennes entreprises de survivre à une courte contraction de l'économie, puis d'embaucher pour inverser la courbe du chômage.
Au terme du mandat de Nicolas Sarkozy, le nombre de demandeurs d'emploi est à son plus haut niveau depuis 12 ans, en hausse de 35% depuis son élection.
Le surcroît de recettes attendu de la réforme fiscale annoncée par François Hollande doit permettre de continuer à redresser des comptes publics dégradés par des décennies de laxisme budgétaire.
A côté du soutien à l'emploi, qui passe aussi par des aides à l'embauche des jeunes et des emplois directs, le camp Hollande ne cache pas que d'autres réformes seront nécessaires pour rééquilibrer les comptes, sur les retraites ou la santé par exemple.
Le candidat socialiste, opposé à la "TVA sociale" choisie par le gouvernement, compte réformer le financement de la protection sociale au terme d'une concertation avec les partenaires sociaux au lendemain des élections de 2012.
Les autres principaux candidats à la présidentielle, le centriste François Bayrou et Marine Le Pen (Front national) ont eux aussi annoncé des mesures économiques d'ampleur.
François Bayrou entend revenir à l'équilibre des finances publiques dès 2015 en réduisant le déficit de 10 milliards d'euros cette année, puis de 30 milliards les trois suivantes par une hausse de la fiscalité.
Une hausse de deux points de la TVA et le gel de la dépense publique feront partie de ses premières mesures, qui permettront selon lui d'éliminer le déficit un an avant l'échéance prévue par le gouvernement et deux ans avant celle visée par le PS.
Marine Le Pen table quant à elle sur une sortie de l'euro, des mesures protectionnistes comme une taxe de 3% sur les importations, et un coup d'arrêt à l'immigration pour ramener la France à l'équilibre budgétaire.
par Yann Le Guernigou
PARIS (Reuters) - A la veille d'une intervention télévisée cruciale de Nicolas Sarkozy, l'UMP a lancé samedi sa mobilisation générale pour soutenir son futur candidat, "qui reste au travail pour se battre contre la crise et protéger les Français".
Réuni porte de Versailles à Paris, le conseil national du parti majoritaire a adopté son projet et investi ses candidats pour les législatives de juin, qui suivront la présidentielle.
Mais au-delà de l'ordre du jour officiel, il s'agissait de rassembler les troupes et de remonter leur moral au moment où l'écart creusé dans les sondages par le candidat socialiste François Hollande, après la présentation récente de son programme, suscite des interrogations dans les rangs.
"A cette heure, l'élection reste imprévisible", leur a déclaré le Premier ministre François Fillon, ajoutant : "Aucun scénario n'est écrit à l'avance, car ce scénario c'est vous qui allez l'écrire avec le peuple français."
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait donné le ton en ces termes : "Arrière les doutes, arrière les hésitations, arrière les idées noires, place à la volonté, place à nos valeurs et à nos convictions, place au courage et à l'esprit de conquête!"
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a invité pour sa part les 2.000 militants présents à se "méfier de ce terrible mois de janvier", où les favoris des enquêtes d'opinion ne sont pas toujours les vainqueurs de la présidentielle qui suit.
Il avait auparavant souhaité un "bon anniversaire" à Nicolas Sarkozy", qui a fêté ses 57 ans samedi, pour ajouter : "Dans les moments un peu durs, l'amitié ça compte".
Si le projet de l'UMP a été approuvé à 96% des voix des membres du Conseil national du parti, c'est surtout l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy dimanche qui était dans les esprits, au cours de laquelle le chef de l'Etat doit dévoiler une réforme du financement de la protection sociale pour ne plus le faire peser uniquement sur le travail.
SUJET SENSIBLE
Alors qu'un relèvement de la TVA est attendu, une perspective qui a soulevé des réserves au sein même de l'UMP, les intervenants ont mis en avant le "courage" du futur candidat non encore déclaré dans sa volonté de réformer jusqu'au bout pour améliorer la compétitivité de l'économie.
"Nous savons que le sujet est sensible, nous savons que toutes les caricatures, tous les mauvais procès nous attendent au tournant", a dit François Fillon.
"Mais nous avons fait notre choix: nous sommes aux côtés des Français qui veulent produire en France, aux côtés des Français qui veulent travailler dans leurs usines, aux côtés des Français qui, à juste titre souhaitent que les produits que nous importons paient leur part de financement de notre protection sociale", a-t-il ajouté.
François Fillon et Jean-François Copé, mettant leur rivalité de côté, se sont partagé le travail pour attaquer le programme de François Hollande, accusé de manquer de vision, de courage et de pêcher par "irresponsabilité financière", et vanter par contraste le "caractère" du président sortant.
Très applaudi, le secrétaire général de l'Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, y a été de son couplet en déclarant : "M. Hollande, aucune de vos déclarations n'apporte de réponse aux problèmes urgents de notre époque !"
Et d'indiquer que la chancelière "se réjouit d'avance des rencontres communes prévues d'ici avril dans le cadre de la campagne électorale", annonçant ainsi qu'elle viendrait soutenir Nicolas Sarkozy.
L'investiture donnée à 501 candidats pour les 577 circonscriptions législatives -l'UMP ayant réservé un certain nombre de sièges pour ses alliés et devant encore régler quelques contentieux- n'a été validée que par 82% des membres du conseil national, 18% votant contre, sur fond de critiques sur la faible part laissée aux femmes.
La ministre de l'Apprentissage Nadine Morano, déléguée nationale aux élections, a fait valoir que des femmes avaient été investies dans 40% des circonscriptions détenues par la gauche. Mais elles ne représentent au total que 28% des candidats, contre 26% en 2007, ce qui fait de l'UMP un des partis les plus à la traîne sur les questions de parité.
par Paul Carrel et Emma Thomasson
DAVOS, Suisse (Reuters) - Les intervenants au Forum économique mondial (FEM) de Davos, Christine Lagarde en tête, ont exhorté samedi les pays de la zone euro à renforcer les moyens de leur fonds de secours afin de susciter un sentiment de confiance quant à la viabilité de la monnaie européenne.
Pour ces responsables, la zone euro doit agir en premier si elle veut que les autres pays accroissent les capacités du Fonds monétaire international (FMI), lequel a réclamé ce mois-ci 500 milliards d'euros de financement supplémentaire pour lui venir éventuellement en aide.
"Le moment est venu, la pression s'est considérablement renforcée pour qu'une solution soit trouvée", a dit Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d'un débat sur les perspectives économiques pour 2012, au cours duquel l'absence des dirigeants de la zone euro, notamment de l'Allemagne, a été remarquée.
"Il est essentiel que les pays membres de la zone euro développent un pare-feu clair, simple et susceptible à la fois de limiter la contagion et de poser cette espèce d'acte de confiance au sein de la zone euro afin que les besoins financiers de cette zone puissent être effectivement comblés", a ajouté l'ancienne ministre française de l'Economie.
Ces propos font écho à une multitude d'appels en ce sens formulés au cours de cette conférence annuelle de cinq jours dans la station suisse.
VOIR "LA COULEUR DE LEUR ARGENT"
La chancelière allemande Angela Merkel a pourtant adressé une fin de non-recevoir dès son discours d'introduction au Forum. Elle a ainsi jugé mercredi que doubler ou tripler la taille du fonds européen de secours ne rassurerait les marchés que pour un temps et que la solution à la crise de la zone euro résidait dans la capacité des gouvernements à restaurer la crédibilité de leurs politiques économiques.
Seul ministre européen présent au débat de samedi, le Britannique George Osborne, chancelier de l'Echiquier, a appuyé les propos de Christine Lagarde. Selon lui, la zone euro doit solidifier son propre dispositif de protection avant que les autres pays n'accroissent leur contribution au FMI.
"Je pense que les dirigeants de la zone euro comprennent cela", a dit le ministre britannique des Finances. "Il n'y aura pas de contribution supplémentaire de la part des pays du G20, Grande-Bretagne incluse, tant que nous n'aurons pas vu la couleur de leur argent."
Le ministre japonais de l'Economie a abondé dans ce sens.
"Sans une action ferme de la part de l'Europe, je ne pense pas que les pays en développement comme la Chine et d'autres soient désireux de verser davantage d'argent au FMI", a dit Motohisa Furukawa.
Christine Lagarde a toutefois souligné que si les ressources du FMI étaient augmentées de manière significative, cela créerait un sentiment de confiance tel qu'il ne serait pas nécessaire de les utiliser.
"Si c'est suffisamment grand, ce ne sera pas utilisé. Et le même raisonnement s'applique au pare-feu de l'euro de ce point de vue", a-t-elle dit.
Avec Ben Hirschler, Bertrand Boucey pour le service français
LONDRES (Reuters) - La police britannique a arrêté samedi quatre anciens et actuels journalistes du tabloïd Sun, appartenant au groupe de presse de Rupert Murdoch, ainsi qu'un policier, dans le cadre d'une enquête sur des versements d'argent par des journalistes à des policiers en échange d'informations.
La police a perquisitionné en outre dans les bureaux londoniens de News International, le groupe de Murdoch, dans le cadre de l'enquête sur des écoutes téléphoniques qu'auraient pratiquées des journalistes de l'hebdomadaire News of the World, que Rupert Murdoch a fermé en juillet.
Trois des employés du Sun ont été arrêtés à leur domicile, et le quatrième l'a été au moment où il se présentait à un commissariat de l'est de Londres.
La cinquième arrestation concerne un policier de 29 ans qui a été appréhendé au poste de police où il était affecté dans le centre de la capitale. Tous les cinq ont subi un interrogatoire.
Parmi les employés du Sun arrêtés figurent le chef de la rubrique Faits divers, Mike Sullivan, un ex-rédacteur en chef adjoint, Fergus Shanahan, mais aussi l'ancien directeur général Graham Dudman, aujourd'hui éditorialiste, et Chris Pharo, directeur de l'information, a-t-on déclaré à Reuters de source proche de l'enquête.
Les perquisitions dans les bureaux de News International à Wapping, dans l'est de Londres, et au domicile des personnes sous les verrous devaient se poursuivre dans l'après-midi, a déclaré la police.
Cette opération porte à 13 le nombre d'arrestations dans l'enquête selon laquelle des journalistes ont versé des dessous-de-table à des policiers en échange d'informations.
Tim Castle, Benjamin Massot pour le service français
par Erika Solomon et Alistair Lyon
BEYROUTH (Reuters) - La Ligue arabe a annoncé samedi la suspension "avec effet immédiat" de sa mission d'observation en Syrie en raison de l'escalade des violences dans ce pays.
Cette décision annoncée moins d'une semaine après la prolongation pour un mois du mandat de ces observateurs, arrivés en Syrie le 26 décembre, intervient alors que la Ligue arabe s'emploie parallèlement à convaincre le Conseil de sécurité des Nations unies de prendre position contre le régime de Bachar al Assad, dont la répression contre les manifestants et les insurgés a fait plus de 5.000 morts depuis mars 2011, selon l'Onu.
Les violences qu'évoque la Ligue pour justifier cette suspension ont trouvé une nouvelle illustration avec la découverte dans la ville de Hama des cadavres de 17 hommes arrêtés par les forces de sécurité et manifestement victimes d'exécutions sommaires, selon l'opposition.
"En raison de la grave détérioration de la situation en Syrie et de l'usage continu de la violence (...) il a été décidé d'interrompre avec effet immédiat les travaux de la mission de la Ligue arabe en Syrie, en l'attente de l'exposé de la situation devant le comité de la Ligue", a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Nabil Elarabi, dans un communiqué.
Les observateurs vont rester sur place en Syrie, mais en suspendant toute activité, avait déclaré un peu plus tôt une source proche de la Ligue, au Caire.
"Le secrétaire général a également demandé au chef de la mission de prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et l'intégrité des membres de la délégation", ajoute la Ligue arabe.
Aucune date n'a encore été fixée pour la réunion du comité de la Ligue arabe sur la Syrie, a-t-on appris auprès d'un diplomate en poste auprès de l'organisation.
Nabil Elarabi et le président du comité sur la Syrie, le Premier ministre qatari Hamad ben Djassim al Sani, doivent exposer la situation mardi au Conseil de sécurité de l'Onu.
LA RUSSIE POUR UNE SOLUTION SYRIENNE
Les 15 membres du Conseil ont commencé vendredi soir à examiner un projet de résolution inspiré par le plan de sortie de crise élaboré par la Ligue arabe, qui prévoit une "transition politique" en Syrie, autrement dit la mise à l'écart de Bachar al Assad, dont la famille dirige le pays depuis 1970.
La France et la Grande-Bretagne, qui ont participé à l'élaboration de ce texte, ont formulé l'espoir de procéder à un vote dans le courant de la semaine.
Ces efforts diplomatiques butent pour l'instant sur l'opposition de la Russie, qui a joint sa voix à celle de la Chine en octobre pour opposer son veto à un précédent projet de résolution condamnant la répression en Syrie.
Moscou, qui vend des armes au régime syrien, a jugé que certains aspects du projet arabo-européen étaient inacceptables en l'état, tout en se disant prêt à des négociations.
L'ambassadeur de Russie à l'Onu, Vitali Tchourkine, a souligné que son pays prônait un processus politique conduit par les Syriens eux-mêmes et non "une issue imposée par la Ligue arabe à un processus politique qui n'a même pas encore commencé" ni un "changement de régime" similaire à celui favorisé en Libye.
Le projet de résolution, que Reuters a pu consulter, appelle à une "transition politique" en Syrie. Il ne propose pas en revanche de sanctions contre Damas mais prévient que le Conseil de sécurité pourrait "prendre des mesures supplémentaires" si le régime syrien ne respecte pas ses décisions.
La Ligue arabe est en contact avec la Russie "en vue de garantir un soutien suffisant au plan arabe sur la Syrie qui sera présenté au Conseil de sécurité en milieu de semaine", a dit à Reuters le secrétaire général adjoint de l'organisation, Ahmed bin Hali.
"Des discussions et des consultations sont en cours entre la Ligue arabe et la Russie au sujet du dossier syrien", a-t-il déclaré samedi.
"Il y a eu hier un entretien téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire général Nabil Elarabi au sujet des derniers développements dans la situation syrienne."
RÉUNION EN TURQUIE
La Turquie a apporté son soutien aux efforts de la Ligue arabe.
"Nous nous rangeons aux côtés du peuple syrien et de ses revendications légitimes", a déclaré le président turc Abdullah Gül, cité par un journal des Emirats arabes unis, El Bayan.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, reçoit ce samedi à Istanbul ses homologues des monarchies arabes du Golfe, qui se sont opposés à la prolongation de la mission de la Ligue arabe en Syrie et ont en conséquence retiré leurs observateurs.
En raison de la difficulté de la tâche, l'Onu se dit désormais incapable d'actualiser son bilan des violences en Syrie depuis le début du soulèvement contre Bachar al Assad en mars. Mi-décembre, elle faisait état de plus de 5.000 morts.
Le régime syrien affirme pour sa part que les troubles provoqués par des "groupes terroristes" soutenus par l'étranger ont coûté la vie à plus de 2.000 militaires et policiers.
Sur le terrain, des opposants ont signalé samedi des combats dans trois localités proches de Damas tenues par les rebelles, Sakba, Kafr Batna et Djisrine. Selon eux, l'armée tente d'empêcher les insurgés de se doter d'un bastion solidement implanté à seulement un quart d'heure de la capitale.
Interrogés au téléphone par Reuters, des activistes affirment que l'armée a pilonné à l'aide de chars, de batteries anti-aériennes et d'obus de mortier. Ces combats se sont transformés en fusillades dans l'après-midi, ont-ils ajouté.
Sur une vidéo diffusée sur internet par des opposants, censée avoir été filmée dans un faubourg de Damas aux mains des insurgés, on peut voir de la fumée s'élever derrière une mosquée et entendre le crépitement d'intenses fusillades tandis que des habitants crient "Allahou Akbar" (Dieu est le plus grand).
Il était impossible de vérifier l'authenticité de cette vidéo.
"Je pense qu'ils cherchent à éviter un nouveau Zabadani ici, donc ils essaient d'écraser tout cela. Mais il y a eu plusieurs défections au sein de l'armée et nous espérons que cela les contraindra à négocier", a dit Abou Ichak, de Sakba, interrogé via Skype.
Zabadani est une ville proche de la frontière libanaise, à une demi-heure de Damas, où l'armée a accepté de retirer ses forces dans le cadre d'une trêve conclue avec les insurgés regroupés au sein de l'Armée syrienne libre.
Selon des activistes, des obus de mortier ont été tirés contre Kouwaïra, ville du nord-est du pays, ce qui a coûté la vie à un enfant.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme pour sa part que des combats font rage à Rastan, près de Homs, et que les forces de sécurité ont tué deux hommes, l'un dans la province méridionale de Deraa et l'autre à un barrage à Harasta, près de Damas.
Avec Shaimaa Fayed au Caire, Khaled Yacoub Oweis à Amman, Joseph Logan à Dubai, Steve Gutterman à Moscou, Louis Charbonneau aux Nations unies et Simon Cameron-Moore à Istanbul; Benjamin Massot et Bertrand Boucey pour le service français
LE CAIRE (Reuters) - La Ligue arabe a annoncé samedi par un communiqué qu'elle suspendait "avec effet immédiat" sa mission d'observateurs en Syrie en raison de l'escalade des violences dans ce pays.
"Il a été décidé d'interrompre avec effet immédiat les travaux de la mission de la Ligue arabe en Syrie, en l'attente de l'exposé de la situation devant le conseil de la Ligue", a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Nabil Elarabi, dans le communiqué.
Les observateurs vont rester sur place en Syrie, mais en suspendant toute activité, avait déclaré un peu plus tôt une source proche de la Ligue, au Caire.
Les premiers éléments de cette mission sont arrivés en Syrie le 26 décembre, avec pour tâche de déterminer si le régime du président Bachar al Assad cessait ou non la répression du mouvement de contestation en cours depuis la mi-mars.
Selon les Nations unies, la répression a fait plus de 5.000 morts au total. Durant la seule journée de vendredi, pas moins de 47 personnes ont été tuées dans les violences, selon des militants et des habitants.
Eric Faye pour le service français
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy annoncera dimanche une hausse de 1,6 point de la TVA pour alléger les charges sociales et maintiendra le taux actuel de la CSG, écrit Le Monde samedi sur son site internet.
Le taux normal de TVA passerait "dans l'année" à 21,2%, tandis que le taux réduit resterait inchangé, ajoute le quotidien, citant "plusieurs sources".
Jean-Baptiste Vey
GIGLIO, Italie (Reuters) - Le corps d'une femme a été retrouvé samedi dans l'épave du paquebot Costa Concordia qui s'est échoué au large des côtes de la Toscane le 13 janvier, ont annoncé les responsables des secours italiens.
Le corps a été trouvé sur le sixième pont, dans la partie immergée du navire, précise-t-on de même source. Le paquebot transportait environ 4.200 personnes.
Emilio Parodi, Benjamin Massot pour le service français