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Retour sur Terre de deux astronautes à bord d'une capsule Soyouz

Le 18/03/2010 à 12h57 GMT
MOSCOU (Reuters) - Une navette spatiale Soyouz a atterri jeudi au Kazakhstan avec un astronaute américain et un cosmonaute russe de retour d'une mission à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
La capsule Soyouz TMA-16, transportant l'Américain Jeff Williams et le Russe Maxim Souraev, a atterri comme prévu dans les steppes proches de la ville d'Arkalyk, dans le nord du pays, après un voyage de trois heures et demie vers la Terre.
"L'équipage est en bonne santé. Ils ont dit qu'ils étaient de bonne humeur", a déclaré à Reuters un responsable de la mission spatiale russe.
Trois hommes restent à bord de l'ISS: l'Américain Timothy Creamer, le Japonais Soichi Noguchi et le Russe Oleg Kotov. Trois autres, un Américain et deux Russes, doivent les rejoindre le 4 avril à bord d'un vaisseau russe, la Nasa ayant suspendu jusqu'à la fin de l'année ses vols de navettes habitées.
Dmitri Soloviov, Clément Dossin pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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Sarkozy veut punir plus durement les meurtres de policiers

Le 18/03/2010 à 12h27 GMT
DAMMARIE-LES-LYS, Seine-et-Marne (Reuters) - Les assassins de policiers devraient être systématiquement passibles de la réclusion à perpétuité assortie d'une peine de prison incompressible de 30 ans, déclare Nicolas Sarkozy.
Prenant la parole au commissariat de Dammarie-lès-Lys, dont un policier a été abattu mardi par des membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA, le président a estimé en outre que la moindre insulte contre des membres des forces de l'ordre devait faire l'objet de poursuites judiciaires.
Il s'agit ainsi d'éviter une escalade qui, selon lui, peut déboucher sur des morts de policiers ou gendarmes.
Si on accepte ces insultes à l'encontre d'un fonctionnaire de police, "ça veut dire qu'on se prépare à accepter par la suite que la même personne soit frappée et que si on accepte que la même personne soit frappée au prétexte qu'il est fonctionnaire, alors qu'on se prépare à ce qu'elle soit blessée et si on accepte ça, on a les assassinats", a-t-il dit.
En rendant hommage au brigadier-chef Jean-Serge Nérin, qui a été abattu mardi, Nicolas Sarkozy a également évoqué le cas de deux autres policiers tués dans l'exercice de leurs fonctions, l'un fin décembre et l'autre plus récemment à Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Il a indiqué qu'il allait travailler avec la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, "pour que la peine réellement perpétuelle, je veux dire les 30 ans, puisse s'appliquer systématiquement pour ceux qui attentent à la vie d'un agent en charge de l'autorité publique".
Actuellement, les meurtres de policiers sont passibles de la réclusion à perpétuité assortie d'une peine de sûreté incompressible de 22 ans.
Les "outrages à agents de la force publique", infraction très utilisée, existent déjà dans le code pénal, ainsi que les "menaces de mort", avec une circonstance aggravante si elles visent un agent de la force publique.
Le principal syndicat de magistrats souligne que l'éventualité d'une application systématique de la loi n'est pas possible juridiquement, en raison du principe constitutionnel d'individualisation de la peine, qui oblige les juges à adapter la peine aux circonstances et aux personnes.
"On va encore avoir une nouvelle loi, alors que cela a déjà été modifié de très nombreuses fois. Nous comprenons l'émotion des policiers, mais nous ne pensons pas qu'un terroriste qui a devant lui un policier va hésiter à tirer parce que la peine de sûreté encourue passera de 22 à 30 ans", a dit Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM).
Emmanuel Jarry, avec Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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Régionales: la droite "fait appel à la peur", estime la gauche

Le 18/03/2010 à 12h22 GMT
PARIS (Reuters) - Martine Aubry dénonce le retour des "vieilles ficelles" de la droite sur l'insécurité dans la campagne des élections régionales, à trois jours d'un deuxième tour qui s'annonce médiocre pour la majorité.
Le premier secrétaire du Parti socialiste était interrogée sur les propos de François Fillon, qui a annoncé à tort mercredi soir la mort d'un policier. Le Premier ministre a présenté jeudi ses excuses à la famille du brigadier grièvement blessé.
"C'est vraiment effrayant, la droite est tellement prête à récupérer tous les problèmes de sécurité qu'elle annonce un décès qui n'a pas eu lieu", a déclaré Martine Aubry lors d'une conférence de presse avec les dirigeantes des Verts, Cécile Duflot, et du Parti communiste, Marie-George Buffet.
"C'est une dramatique erreur (...) M. Fillon se déshonore en faisant cela", a-t-elle accusé. "C'est une récupération lamentable et les Français diront dimanche qu'ils ne veulent plus de cela".
"A droite, ils n'ont rien à proposer pour la France, pour les régions. Après avoir fait le coup de l'immigration, que les Français ont rejeté, c'est les vieilles ficelles de la sécurité", a-t-elle déploré.
Pour Marie-George Buffet, "la droite fait appel à la peur pour mobiliser l'électorat mais nous faisons appel à l'intelligence".
"Nicolas Sarkozy parle beaucoup de sécurité mais c'est aussi un de ses échecs" depuis qu'il est chef de l'Etat, a souligné la dirigeante communiste, dénonçant les suppressions de poste dans la police.
Après la mort d'un policier, tué mardi soir dans la région parisienne par un militant présumé de l'organisation basque ETA, "l'heure est certes à la compassion mais pas à lancer des polémiques", a souligné Martine Aubry.
"On attend de l'action", pour contrer les baisses d'effectifs, la suppression de la police de proximité et les réductions de subventions aux associations de quartier, a réclamé le premier secrétaire du PS. La droite est "dans un déni de responsabilité".
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

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Régionales: Fillon veut "aller chercher" les abstentionnistes

Le 18/03/2010 à 12h14 GMT
MARSEILLE (Reuters) - François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste de l'UMP en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche.
Le premier ministre a lancé un appel appuyé aux abstentionnistes du premier tour, particulièrement nombreux dimanche dernier en Paca (55,12%).
"Ces abstentionnistes, il faut aller les chercher", a-t-il dit. "Ils ne sont pas allés voter pour beaucoup d'entre eux parce qu'ils considèrent que la région n'est pas une élection importante. Ils ont tort, mais c'est cela qu'ils ressentent."
L'appel s'adresse aussi aux électeurs du Front national.
"Je parle à tous les électeurs, je ne distingue pas plus ceux du Front national que les autres", a-t-il déclaré.
François Fillon a aussi critiqué les "petits accords électoraux" réalisées en Paca où, comme dans la plupart des autres régions, les listes du Parti socialiste, d'Europe Ecologie et du Front de gauche ont fusionné.
"Ces accords électoraux entre les Verts et les socialistes, c'est l'assurance de l'immobilisme, c'est l'assurance du non-choix, c'est l'assurance du ni-ni qui était si cher à François Mitterrand", a-t-il expliqué.
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le candidat UMP a viré dimanche en tête du premier tour (26,6%) devant son adversaire socialiste (25,8%) et le Front national (20,29%).
Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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Libération de Gauthier Lefèvre, dernier otage au Darfour

Le 18/03/2010 à 10h29 GMT
KHARTOUM (Reuters) - Gauthier Lefèvre, un employé de la Croix-Rouge enlevé au Darfour le 22 octobre dernier, a été libéré jeudi après 147 jours de captivité, annonce un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Lefèvre, qui possède la double nationalité française et britannique, était le dernier otage étranger détenu dans la région.
Âgé de 35 ans, il était le responsable de l'antenne du CICR d'El Geneina, au Darfour occidental, non loin de la frontière tchadienne. Ses ravisseurs demandaient une rançon d'un million de dollars pour sa libération.
"Nous sommes extrêmement contents qu'il ait été libéré. Il s'agit du plus long enlèvement dans l'histoire récente du Darfour", a dit Saleh Dabbakeh, porte-parole du CICR.
Le CICR avait suspendu ses activités dans le pays après son enlèvement et celui d'un autre de ses employés dans l'est du Tchad près de la frontière avec le Soudan.
Dans un communiqué publié à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a salué la libération de Lefèvre tout en condamnant l'enlèvement.
"C'est pour nous tous un soulagement et une grande joie. Mes pensées vont à notre compatriote qui voit s'achever une longue et pénible épreuve, ainsi qu'à sa famille, à ses amis et à ses collègues", dit-il.
Les enlèvements de membres d'organisations humanitaires étrangères au Darfour étaient rares jusqu'à l'émission l'an dernier d'un mandat d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président Omar Hassan al Bachir pour crimes de guerre. Selon l'Onu, le conflit au Darfour a fait 300.000 morts et deux millions de déplacés.
Opheera McDoom, Pierre Sérisier et Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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Nicolas Sarkozy rencontre la famille du policier tué par l'ETA

Le 18/03/2010 à 10h18 GMT
DAMMARIE-LES-LYS, Seine-et-Marne (Reuters) - Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi la famille du policier tué mardi dans une fusillade avec des membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA.
La rencontre a eu pour cadre le commissariat de Dammarie-lès-Lys, en Seine-et-Marne, auquel était rattaché Jean-Serge Nérin, un brigadier-chef de 52 ans.
Le chef de l'Etat s'est également entretenu avec les trois collègues de patrouille de la victime avant de participer à une réunion de travail pour faire le point de l'enquête.
La fusillade est intervenue lors d'un contrôle de quatre personnes qui remplissaient d'essence les réservoirs de plusieurs voitures, dont certaines venaient d'être volées.
Un homme suspecté d'être membre de l'ETA a été interpellé sur les lieux et les autorités françaises ont mis en cause la responsabilité de l'organisation basque espagnole.
Premier membre des forces de l'ordre françaises tué par l'ETA, Jean-Serge Nérin devrait être enterré mardi à Melun.
Nicolas Sarkozy, qui était accompagné des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie, a également rencontré des représentants des personnels de la police de Seine-et-Marne. Il devait par la suite prendre la parole à l'extérieur du commissariat.
Emmanuel Jarry, édité par Gilles Trequesser

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François Baroin demande à Nicolas Sarkozy d'arrêter l'ouverture

Le 18/03/2010 à 09h58 GMT
PARIS (Reuters) - Le député chiraquien François Baroin exhorte Nicolas Sarkozy à mettre un terme à sa politique d'ouverture à gauche, responsable en partie selon lui de la désaffection des électeurs de droite lors du premier tour des élections régionales.
Sur LCI, François Baroin a de nouveau dénoncé la stratégie de l'UMP après le revers subi dimanche par la formation de l'UMP, qui est arrivée loin derrière le Parti socialiste.
"Oui on a pris une claque et nier l'évidence n'a jamais effacé l'évidence. On donne le sentiment qu'on n'a rien compris. Si on veut donner une petite chance à des gens de droite de revenir voter, il faut leur dire que les choses changeront demain", a-t-il déclaré.
"Je pense que la première ouverture, au lendemain d'une élection présidentielle, qui a pour but de rassembler peut être pertinente mais une ouverture à gauche qui est trop affirmée, ça fait évidemment des grands courants d'air électoraux à droite", a souligné le député de l'Aube.
"Il faut arrêter cette politique d'ouverture. Les gens n'ont pas voté Sarkozy pour avoir des gens de gauche à tous les postes", a estimé François Baroin.
D'autant que le Parti socialiste "a compris: il était peut-être un peu déstabilisé au début mais maintenant il prend les postes, ne dit même pas merci et puis il gagne les élections. On va où ?", s'est-il interrogé.
François Baroin, qui ne ménage pas ses critiques depuis les résultats du premier tour, a expliqué avoir reçu un "message" du Premier ministre, François Fillon, sans en préciser la teneur.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

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Nicolas Sarkozy assistera bien à l'intronisation de Simone Veil

Le 18/03/2010 à 09h13 GMT
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy assistera bien à la cérémonie d'intronisation de Simone Veil à l'Académie française jeudi après-midi, annonce l'Elysée.
Mercredi, le chef de l'Etat s'était excusé de ne pouvoir s'y rendre en raison de "contraintes dans (son) emploi du temps".
Il était attendu dans la matinée de jeudi à Dammarie-lès-Lys, en Seine-et-Marne, où un policier a été abattu mardi par des membres présumés de l'organisation séparatiste basque ETA.
Selon Le Figaro de jeudi, le président français aurait pris ombrage des critiques de Simone Veil contre la nomination récente de trois hommes et d'aucune femme au Conseil constitutionnel, dont elle fut membre, ce qui expliquait son absence initialement annoncée.
Rescapée de la Shoah devenue ministre, présidente du Parlement européen et membre du Conseil constitutionnel, Simone Veil sera la sixième femme à entrer à l'Académie française.
Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

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Identité nationale

Besson : « Une minorité de Français a peur de l'islam »

La rédaction - Bourdin & Co - RMC, le 18/03/2010
Accusé d'être, via le débat sur l'identité nationale, responsable du score du FN aux Régionales, le ministre de l'Immigration Eric Besson se défend.

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Alain Juppé critique « l'inopportun débat sur l'identité nationale ». Mais le ministre de l'Immigration, Eric Besson préfère répondre aux Français, et non à l'ancien Premier ministre, en rappelant les enjeux de ce débat : « Quelles sont nos valeurs ? Comment allons-nous raffermir le pacte républicain. Les Français, dans ce débat, ont dit : nous voulons une société du respect, une société d'équilibre entre les droits et les devoirs. Ils sont attachés à un certain nombre d'éléments : l'école, la langue, la culture française, l'art de vivre... En matière d'immigration et d'intégration, ils sont profondément républicains. Ils disent : nous voulons rester une terre d'accueil, à condition que nos lois, nos coutumes, nos traditions soient respectées. Et les Français d'origine étrangère disent : mettez l'accent sur les inégalités réelles, nous ne voulons pas de discrimination.
C'est une société profondément républicaine qui, pour l'essentiel, ressort du débat. Sauf qu'il y a une minorité de Français qui a peur : de la mondialisation, de la construction européenne, du progrès technique, de l'étranger, de l'islam... »

Pour retrouver l'intégralité de l'interview d'Eric Besson, cliquez ici.


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Bernard Madoff aurait été agressé par un codétenu

Le 18/03/2010 à 08h07 GMT
NEW YORK (Reuters) - Le financier américain Bernard Madoff, condamné à 150 années de prison pour avoir organisé une vaste fraude, a été agressé par un codétenu en décembre, écrit le Wall Street Journal, citant trois sources au fait de l'incident.
Après l'agression survenue dans la prison fédérale du Butner où Madoff purge sa peine, l'ancien patron du Nasdaq a dû être admis dans un centre médical où il a été soigné d'une fracture du nez, de côtes cassées et de plaies à la tête et au visage, dit le WSJ, citant un détenu de l'établissement.
Le détail des blessures n'a pu être vérifié, mais un ancien détenu libéré récemment et une troisième personne non identifiée par le quotidien lui ont confirmé l'incident. Selon l'ancien détenu, la dispute portait sur une dette présumée de Madoff envers son agresseur.
Au moment de l'incident, le Bureau fédéral des prisons avait affirmé que Madoff était traité pour des vertiges et un problème de tension artérielle.
Il n'a pas été possible de joindre l'administration ni l'avocat de Madoff dans l'immédiat.
Le quotidien précise avoir interrogé le Bureau des prisons, qui a démenti en assurant que Madoff avait été questionné et avait nié avoir été agressé.
"Une enquête a été menée après ses déclarations et les a corroborées", dit une porte-parole citée par le WSJ.
"Pas un détenu n'a dit qu'il avait été agressé", ajoute-t-elle.
Madoff purge sa peine au complexe correctionnel fédéral de Butner, en Caroline du Nord, après avoir été condamné à 150 années de réclusion pour avoir mis sur pied une gigantesque fraude financière évaluée à 65 milliards de dollars.
Selon les deux détenus interrogés par le Wall Street Journal, il a noué une relation d'amitié avec une des grandes figures du crime organisé new yorkais, Carmine Persico, détenu dans la même prison.
Paul Thomasch, Grégory Blachier pour le service français

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